Lobby nucléaire

La ministre de l’Écologie annonce une nouvelle génération de réacteurs nucléaires.... pendant que l’industrie nucléaire s’enfonce dans la crise

Au-delà des questions de posture, construire de nouvelles centrales relève du mirage : la « nouvelle génération » de réacteurs type EPR n’est ni fiable ni bon marché. En témoignent les multiples retards dans le chantier de l’EPR et les importants surcoûts déjà actés avant même sa finalisation. « Il faut nommer un chat un chat : avec un coût presque trois fois supérieur au projet initial l’EPR cumule un gouffre financier et un échec industriel, il faut l’arrêter au plus vite »
« Ces revirements de la ministre sont un très mauvais signal envoyé aux industriels qui doivent préparer la reconversion de leurs activités. L’avenir du secteur énergétique ne réside pas dans des installations du passé, potentiellement dangereuses, mais dans le développement d’une filière pour leur démantèlement et dans le soutien à une filière économiquement stable de production d’énergies renouvelables, dans un développement de l'artisanat spécialisé dans l'isolation énergétique des bâtiments et logements car c’est là qu’on peut créer des emplois et limiter le dérèglement climatique ».
L’urgence c’est bien la fermeture de la centrale de Fessenheim, plus vieille centrale française située sur une zone à la fois sismique et inondable et menaçant en cas d’incident une des plus grandes nappes phréatiques d’Europe.
L’intérêt de tous, y compris des industriels, est de développer les solutions sobres en carbone. L'avenir du climat et donc de l'avenir des sociétés en dépendent.