Echos de la session de juin 2015

Intervention de politique générale

Marie-Pierre Rouger

Tout le monde, dans cette Assemblée, a en tête l’échéance cruciale de l’automne prochain, je veux parler de la COP 21. C’est la France qui présidera cette 21ème Conférence des Parties de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques. De nombreux élus, réseaux citoyens, associations, acteurs économiques travaillent pour que cette conférence planétaire aboutisse à l’adoption d’un premier accord universel contraignant sur le climat pour maintenir l'augmentation de la température globale en deçà de 2°C.

Les conclusions des travaux du GIEC ont largement démontré que l’intensification du dérèglement climatique due à l’activité humaine était une certitude et que le scénario de l’inaction aurait des conséquences catastrophiques. Le rapport 2014 du Programme des Nations unies pour le développement alerte déjà sur le ralentissement du développement humain en partie lié au dérèglement climatique et ses effets, notamment à l’augmentation de la fréquence des catastrophes naturelles.

Les tensions liées aux ressources jettent sur les routes trop de victimes innocentes et qui frappent à nos frontières transformées en murs désespérément infranchissables. Nous ne pouvons déréguler toujours plus le commerce des marchandises en particulier des biens alimentaires et dans le même temps restreindre le droit d'asile. Comme le rappelait hier Robert Badinter, nous avons un devoir impérieux de solidarité humaine. Pour que les peuples des continents les plus touchés par les dérèglements climatiques et les crises à répétition puissent faire le choix de vivre dans leurs pays d’origine, la transformation de nos économies et de nos sociétés pour un monde décarboné, à faible empreinte écologique et sociale, est aujourd’hui un impératif : c’est bien de l’avenir de l’humanité dont il est question.

Je reprends ici les termes d'un chef d'état particulièrement éclairé sur le sujet dans la presse de ce jour :: « La sobriété est devenue la condition du développement ». Il nous faut agir pour rendre vivable et désirable le monde dans lequel vont vivre les jeunes d'aujourd'hui et les générations futures.

Lire la suite

Rapport d’Activité et de Développement Durable,

Marie-Pierre Rouger

Le Rapport d’Activité et de Développement Durable intègre pour la première fois trois documents, le RAP, le bilan social et le Bilan des émissions de gaz à effet de serre .... Il s’agit là d’une démarche ambitieuse et difficile.

Ambitieuse, car dans l’idéal, il s’agirait de bien d'analyser TOUTES les politiques dans leur contribution au développement durable.

Au final, le RAP reste donc éloigné d’un RADD qui reste encore à conforter, notamment en termes d’objectifs concrets et d’instruments de mesure et d’évaluation adaptés.

Dans la méthode, la juxtaposition de trois rapports qui ont leurs logiques propres ne constitue pas l’outil dont nous avons besoin. Les trois documents sont intéressants en eux-mêmes, mais leurs objets sont très différents. Notre RAP expose de manière synthétique l’ensemble des actions entreprises au sein des missions qui sont les nôtres. Les deux autres concernent en fait le fonctionnement de la Région au niveau des ressources humaines, et réduisent la question environnementale au seul domaine des gaz à effet de serre.

Dans le contexte d’urgence climatique, nous souhaitons que ce rapport aille en s’améliorant et que, dès l'année prochaine, nous puissions dégager des éléments d’évaluation, notamment en termes de formation, d’emplois et d’activité liée à la transition énergétique et climatique.

Notre Région a su construire des outils et des démarches innovantes, comme le PADUS. Il est de l’intérêt de tous les bretons que nos outils d’évaluation éclairent nos choix politiques et mettent en valeur les résultats de leurs efforts.