Lettre des élu-e-s n°26

Sommaire :

- Prospérité, soutenabilité, solidarité

- Sable en baie de Lannion

- L'agro-alimentaire breton dans la tourmente

 

Nous ne vivons pas simplement une crise économique conjoncturelle mais une mutation en profondeur. Le système productif que nous ont légué nos parents est confronté aux limites physiques d'épuisement des ressources de la planète. La question est donc désormais de savoir comment nous allons conduire cette mutation.

En 2030, la France devra avoir relevé le défi de la transition écologique et prioritairement celui de la transition énergétique. Elle n'y parviendra pas en restant les yeux rivés sur les fluctuations du taux de croissance, mais en se fixant des objectifs ambitieux, fondés sur des valeurs partagées et mesurés  par des indices dépassent les intégrant le bien-être humain

Une nouvelle conception de la prospérité

Les circuits courts, l'économie circulaire, le soutien à l'emploi dans l'agriculture, les énergies renouvelables, la rénovation énergétique des bâtiments sont les secteurs qui seront, dans les dix années à venir, les plus pourvoyeurs et les plus créateurs d'emplois de qualité, durables, non délocalisables, repartis sur l'ensemble du territoire.

Les politiques publiques peuvent y contribuer comme elles peuvent faire évoluer les modèles agricoles issus du passé. Nous voulons une alimentation de qualité : l'agroécologie permet une réduction importante de la consommation des énergies fossiles et des intrants avec un impact sur les coûts et la qualité.

La soutenabilité, une exigence permanente

La soutenabilité est source d'une nouvelle vague d'innovations technologiques mises au service de tous. Le développement des énergies renouvelables en est un exemple vivant et concret. Cela nécessite une politique de développement des territoires, entre zones urbaines et les zones rurales.

Pour ne pas nuire aux générations futures, nous pouvons réaliser ces investissements avec sobriété afin d’éviter la spirale de l’endettement et nous garder des projets inutiles et couteux qui n’enrichissent que le monde de la finance.

La solidarité, un réflexe naturel

La réussite de la transition écologique est mesurera, à chaque étape et à terme, à la garantie qui doit être donnée à chacun d’accéder aux biens communs : éducation, santé, technologies, cultures, patrimoine naturel.

C’est dans cet esprit que doit être combattue l'accentuation de la fracture territoriale entre hypercentres, zones urbaines délaissées, zones périurbaines éloignées et zones rurales.

Enfin, la transition écologique doit être accompagnée par la transition de notre système fiscal puisqu’il s'agit de déplacer la fiscalité qui pèse sur les activités écologiquement et socialement utiles vers celles qui nuisent aux écosystèmes et mettent en péril notre avenir.

C’est sur ces différents objectifs que nous agissons depuis plusieurs années au sein de l‘Assemblée Régionale.

 

 

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