Lettre des élu-e-s n°29

Sommaire :
- Bonne année 2014
- Notre-Dame-des-Landes
- Élevages porcins
- politique territoriale de la Région

Que souhaiter pour la Bretagne et les bretons en 2014 ? Après les tourmentes qui ont marqué la fin de l’année dernière, espérons en premier lieu une accalmie.
Sur le plan climatique d’abord car, de ce point de vue, notre Région n’aura pas été épargnée. Les conséquences des épisodes de tempête et de pluies qui durent encore nous appellent à une certaine modestie. A l’image de ce que l’Homme a bâti au long des siècles, même certaines hautes digues censées protéger le littoral n’ont pas résisté à la force de la nature. On imagine ce que ce déchaînement peut provoquer dans des pays en développement, souvent plus durement affectés et de façon plus récurrente.
Sans vouloir lier mécaniquement ces événements aux conséquences du changement climatique, rappelons néanmoins que le GIEC, dans son rap-port du mois de septembre lançait une alarme pour que le monde prenne enfin en compte les conséquences du mode de développement en cours. Souhaitons donc qu’en 2014, la préparation de la conférence climatique qui se déroulera à Paris en 2015 marque un tournant dans la prise la prise de conscience, par nos dirigeants (et leurs concitoyens) de l’urgence à agir.
Sur le plan social ensuite, car la tourmente a également été violente dans ce domaine. En effet, un climat de tension et des rapports de forces ont fortement affecté le débat de fond sur l’économie et l’agriculture privant le pacte d’avenir pour la Bretagne de remèdes de long terme.
Tout le monde s’accordait sur l’urgence absolue de soutenir les salariés après l’effondrement de certaines entreprises agro-alimentaires. Les moyens pour faciliter les formations, les reconversions et les soutiens aux familles en difficulté sont conséquents, mais nous aurions souhaité qu’ils associent les organisations syndicales, qu’ils soient moins limités dans le temps et qu’ils soient davantage étendus aux territoires impactés.
Un autre objet d’inquiétude de notre part concernait la question des réglementations. Un trop grand nombre d’agriculteurs et d'industriels réclament toujours moins de normes environnementales, de règlements, d’impôts et de taxes et toujours plus de subventions et d’aides pour continuer à alimenter des modèles économiques qui sont déjà dans le mur. Nous espérons que les moyens importants qui seront consacrés par l’Etat et la Région au « Pacte d’Avenir », ne viennent pas colmater, sans aucune conditionnalité, les brèches du modèle productiviste. Ces moyens doivent privilégier la mise en œuvre de la transition économique, écologique et énergétique, gages de durabilité.
Enfin, nous réaffirmons que nous voulons, pour 2014, une République des régions. Une Bretagne fière de son identité qui continue à être une terre d’accueil de court, de moyen ou de long terme car nous avons tout à gagner à ne pas nous refermer sur nous-mêmes ou sur notre passé, tout en maîtrisant au maximum au niveau régional les décisions qui nous concernent.
2014 sera une année électorale importante avec les élections municipales du mois de mars et les européennes du mois de mai. Les citoyens auront à se prononcer sur des instances qui touchent de près leur vie quotidienne. On le sait bien, et depuis longtemps en ce qui concerne les communes, même si l’indispensable intercommunalité rend plus complexe la lisibilité des circuits de décision. On s’en rend compte également un peu plus chaque jour en qui concerne l’Europe. Il appartient à tous de faire en sorte que la participation soit la plus massive possible pour ces deux échéances et que les résultats ne soient impactés par des votes exprimant la rancœur ou la dé-fiance envers le politique.
C’est dans cet esprit que nous vous adressons nos meilleurs vœux pour cette année 2014.

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